Aboubacar Soumah se fâche: “nous ne  vivons plus dans un État de droit”

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Frustré de l’arrestation et l’incarcération de ses douze camarades syndicalistes, le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée a fustigé l’attitude de l’État guinéen lors de leur assemblée générale de ce samedi 18 janvier 2020.

Au cours de cette semaine, douze enseignants syndicalistes ont été arrêtés. Hier vendredi ils étaient à nouveau à la barre au tribunal de première instance de Mafanco dans la phase réquisition et plaidoiries.

Les enseignants qui espéraient obtenir leur libération à l’issu de ce deuxième jour de procès ont été déçus lorsque le tribunal a renvoyé le délibéré le 21 janvier.

Mais les conditions dans lesquelles ces enseignants ont été arrêtés n’ont pas plu pas Aboubacar Soumah. Et il n’a pas manqué de l’exprimer devant ses camarades syndicalistes.

Pour lui, cette attitude de faire démontre que le droit n’est plus respecté en Guinée. Vous savez aujourd’hui, ceux qui détiennent le pouvoir sont entrain d’en abuser. Nous ne vivons plus dans un État de droit. Des syndicalistes arrêtés, emprisonnés, jugés, condamnés, contrairement aux dispositions des articles de notre constitution et la loi 028 régissant le statut du fonctionaire de l’État.”

Pour Soumah, “toutes ces lois sont piétinées par le pouvoir pour faire aboutir sa mésaventure, de toujours se satisfaire ou de s’enrichir sur le dos des pauvres populations guinéennes, notamment les enseignants fonctionnaires” regrette Aboubacar Soumah

C’est pourquoi déclare-t-il ,“c‘est le moment pour nous d’être encore plus déterminés pour le combat que nous sommes en train de mener.” a t-il lancé aux enseignants.

Aboubacar Soumah a mis en gardes aux enseignants sur les petites augmentations qu’ils constateront à la fin de ce mois sur leurs salaires. Cette légère augmentation n’est pas celle qu’ils réclament. S’ils savent qu’ils vont accepter ce montant à la fin de ce mois, qu’ils suspendent la grève.

En réponse, les enseignants ont  réaffirmé  leur volonté de continuer la lutte pour les huit millions.

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com

 

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