AG du SLECG: “la grève reste maintenue” annonce Aboubacar Soumah

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Le syndicat libre des enseignants et chercheurs est en colère contre le gouvernement suite à la signature d’un protocole avec d’autres organisations syndicales le mardi. Aboubacar Soumah l’a fait savoir. Malgré la signature de cet accord, la grève va continuer.

En assemblée générale extraordinaire ce jeudi 30 janvier à son siège, le secrétaire du SLECG Aboubacar Soumah a expliqué les contours qui ont amené la signature de cet accord.

Il a rappelé d’abord aux enseignants qu’il avait signé avec le gouvernement un accord qui interdisait tous les autres syndicats de se mêler des négociations concernant les enseignants.

Aboubacar Soumah précise par ailleurs qu’après le déclenchement de la grève le 9 janvier, une première rencontre pour des négociations a commencé le 13 janvier dernier. C’est l’arrestation de ses 11 onze camarades enseignants syndicalistes qui a amené la suspension de ce dialogue.

Mais après la libération de ceux-ci, le SLECG attendait une correspondance de la par du gouvernement pour la reprise des négociations qui devraient exclusivement porter sur les huit millions et l’engagement des enseignants contractuels à la fonction sans condition.
Mais nous avons été surpris par le fait que le gouvernement appel ce syndicat pour négocier avec lui. Et surtout, ce qui nous encore plus choqués, que des éléments que nous avons exclu de la salle du 28 septembre et devant le gouvernement” a rappelé Aboubacar Soumah.

Pour lui, cette attitude relève d’une “irresponsabilité notoire de la part du gouvernement de négocier avec des éléments qui ne sont pas signataires du protocole d’accord de 10 janvier 2019. Et surtout, négocier avec des camarades que nous avons exclu du SLECG. ” fustige le syndicaliste.

Si le gouvernement accepte de travailler ceux-ci, « c’est une trahison, et c’est une irresponsabilité du gouvernement» ajoute Aboubacar Soumah.

Le fait de convier toutes les organisations syndicales de l’éducation aux négociations du lundi et mardi dernier est considéré non seulement comme un acte de trahison, mais aussi, une façon de pousser les syndicalistes à l’affrontement comme cela a été le cas au 1er mai 2019 à l’esplanade du palais.

C’est pourquoi son structure syndicale n’a voulu tomber dans ce piège. Ils ont boycotté les négociations, a-t-il.

Malgré ces accords signés sans le SLECG, le combat pour les deux points de revendication est loin de prendre fin. Les enseignants ont déclaré que le nouveau protocole signé à leur nom sans leur secrétaire général Aboubacar Souma est nul et de non événement. “ Il ne les engage pas”.

Pour se rassurer de leur engagement à poursuivre la grève, un micro baladeur a été fait pour recueillir les avis des représentants du SLECG dans les cinq communes de Conakry, ceux de Coyah, Dubréka et les contractuels.

Tous ont réaffirmé leur attachement aux décisions d’Aboubacar Soumah. C’est ainsi déclare-t-il, “la grève continue jusqu’au bout ”.

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com

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