Alpha Condé aux étudiants : «J’ai pas peur de la contestation »

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Le president Alpha Condé n’a pas peur des contestations estudiantines. C’est lui même qui l’a déclaré ce vendredi 22 mars, à l’Université général Lansana Conté de Sonfonia à l’occasion d’une cérémonie où il a reçu le doctorat Honoris Causa du CEGEC

Lisez plutôt ses explications

« Si vous ne connaissez pas votre histoire, comment vous pouvez vous orienter politiquement. Il faut savoir qui est qui, qui a fait quoi en Afrique. Voilà une des tares de la jeunesse guinéenne et celle africaine, elle ne connaît pas son histoire. Le mouvement étudiant est par nature contestataire. Moi j’étais le président de la FEANF,(fédération des étudiants d’Afrique Noire en France NDLR)  mais si je dois venir à quelque part, les élèves n’ont qu’à menacer de faire la pagaille, je m’en fous. J’ai pas peur de la contestation. Pourquoi en avoir peur? Donc,  j’irai dans toutes les universités pour faire des débats avec les étudiants. Ceux qui pensent qu’ils peuvent m’effrayer en mettant des pancartes à bas ci et ça, ils se trompent. J’ai pas peur de la contestation. Je suis fier lorsque les étudiants guinéens sont contestataires par ce que ça veut dire qu’ils rejoignent le combat que nous avons mené contre la colonisation, mais cette contestation doit faire progresser le pays non pas casser. On n’a pas assez de bâtiments si vous ce qu’on a! Bah Mamadou et moi avons été opposant ici, mais on a jamais cassé un vélo à plus raison un véhicule.
Pour tant, moi j’ai été condamné par Sékou Touré en 1970, alors que tout le monde célébrait la paix.
Lorsque le président Kourouma a été renversé, dix fractions des étudiants guinéens ont créé le front. C’est-à-dire ils se sont mis derrière Houphouët et Senghor pour combattre Sékou Touré. Nous avons dit que notre combat contre Sékou Touré est le même contre Houphouët et Senghor par ce que nous combattons la liberté des indépendances. On ne peut pas se mettre derrière Houphouët et Senghor pour combattre Sékou Touré ensemble.

Il y a eu une fraction qui a fait front, Siradjo Diallo et d’autres, et Alpha Sow, Barry Rafiou et moi, on est resté sur notre position. Mais avant ça, après l’indépendance, la FEANF avait une section ici, Barry Mountagha, mon grand à Labé et d’autres qui étaient dans la section, nous avons fait un parie. Ils ont dit, on va aller en concurrence. Vous vous battez pour la CNTG et nous nous battons pour récupérer la FEANF. On va voir qui va réussir. Il y a eu le congrès de la CNTG à la bourse du travail, ils ont réussi à mettre Koumandian à la tête du syndicat. Le PDG ne pouvait pas accepter ça. Ils ont créé un complot et ils les ont arrêtés. C’est la première revendication syndicale estudiantine.
Nous nous avons dit à la FEANF, sommes solidaires à ce qui ont été arrêtés car ce sont des camarades qui font la lutte syndicale.
On a dit qu’on s’est battu pour l’indépendance pour la Guinée, mais que la Guinée est est entrain de devenir une neo-colonie américaine.
Nous avons fait une mission pour les soutenir. Le PDG a fait arrêter des étudiants les a amenés au camp Alpha Yaya. Ils ont menacé de les fusiller, ils ont eu peur. On a refait un congrès où on a été désavoué, mais cela ne nous a pas découragés. On a continué la bataille jusqu’à reprendre le mouvement des étudiants et créer l’étudiant guinéen pour aller maintenant en combat contre le gouvernement de Sékou Touré mais pas pour le combattre et donner les français mais pour que la Guinée soit effectivement indépendante » a fait savoir l’ancien prisonnier politique du régime Conté.

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com 

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