Conakry: Balai citoyen publie un rapport d’enquête sur la situation des infrastructures sanitaires et éducatives

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La cellule balai citoyen a rendu public ce lundi, 08 juillet son rapport d’enquête sur la situation des infrastructures sanitaires et éducatives des cinq communes de Conakry (Kaloum, Dixinn, Matma Matoto et Ratoma).

La mise en oeuvre de cette initiative qui s’intitule “projet engagement civique pour la fourniture des services publics inclusifs, suivi citoyen des comités sur la qualité des services offerts dans les domaines de la santé et de l’éducation ” a été financé par OSIWA Guinée.

Rappelant le contexte, le coordinateur des opérations techniques de la cellule balai citoyen a déclaré que le suivi des politiques publiques en général est une notion qui englobe l’ensemble des démarches et actions qui permettent aux citoyens d’avoir un regard particulier, un jugement, mais aussi une possibilité de faire des propositions pour l’amélioration de la qualité des prestations publiques dans les différents secteurs de développement.

En Guinée, l’offre de services  dans les domaines de la santé et de l’éducation reste un défi majeur en raison de la faiblesse des investissements dans ces différentes secteurs, explique M. Samia Camara.

Ce projet de suivi citoyen a pour objectif Global de Promouvoir la participation des citoyens  dans l’amélioration de la gouvernance locale à travers le suivi de l’action publique des services de la santé et de l’éducation.

À cela s’ajoute des objectifs spécifiques qui sont entre autres: Assurer le contrôle citoyen des services offerts aux populations dans les domaines de la santé et de l’éducation dans les 08 huit communes rurales de convergences à travers des enquêtes ;Collecter les informations sur les informations sur l’existence des politiques  nationales des services publics et sur le niveau de d’informations sur les allocations budgétaires, apprécier la qualité et la disponibilité des infrastructures, matériels et équipements des structures de santé et de l’éducation du secteur public et apprécier la qualité des prestations dans les domaines de la santé et de l’éducation.

Cette étude d’enquête a concerné les autorités communanles de la santé et de l’éducation, les usagers, les parents d’élèves des communes concernées.

Après enquête sur le terrain, le constat au niveau de l’éducation révèle qu’il y a une méconnaissance généralisée de la politique nationale de l’éducation. Un manque criard d’information se manifeste chez les responsables sur le budget affecté à ce secteur dans leur commune et une absence totale de leur implication dans la définition des  priorités au niveau du secteur éducatif. Il faut noter également le déficit dans la disponibilité des infrastructures scolaires. Celles qui existent sont désuètes et  ne sont pas propices à un environnement sain pour un enfant. La qualité de prestation du personnel enseignant demeure légèrement appréciée par les parents d’élèves. Mais toute, le rapport indique que le taux de la scolarisation reste satisfaisant.

Au niveau de la santé, les opinions des personnes interrogées par différentes catégories dans ce domaine dégage que les responsables de la santé ont un minimum de connaissance de l’existence de la politique nationale de la santé, même s’ils n’ont pas la maitrise du contenu.

Dans ce domaine également, les cadres de la santé à la base ne détiennent pas les informations sur le budget sur le affecté à leur secteur, et ne sont généralement pas associés à l’identification des besoins prioritaires au niveau régional.

À l’image du secteur de l’éducation, celui de la santé est aussi confronté à une inadéquation des besoins par rapport à l’offre. Les infrastructures existantes ne peuvent couvrir la totalité des besoins exprimés. Celles qui existes sont dans une dégradation avancée et le manque d’hygiène sont dénoncés par la plus part des usagers.
L’autre aspect révèle l’enquête, c’est la violation flagrante des  tarifs  affichés sur les différents types de prestation, cela ,c’est dans la totalité des communes la plupart des citoyens. Cette pratique entretenue par le personnel de la sante exclusivement contre l’intérêt des patients et leur accompagnement dans les traitements. Quant à la césarienne, les dispositions spéciales prises par les autorités pour l’effectivité de sa gratuité sont respectées selon une légère majorité des citoyens.

Face à ce constat, les réalisateurs de ce rapport d’enquête ont fait des recommandations du gouvernement et responsables régionaux de la santé et de l’éducation. C’est d’abord,
-Vulgariser d’avantage les documents de politiques nationales sur la santé et l’éducation, associer d’avantage les responsables de la santé et de l’éducation à la base dans le choix et l’identification des priorités, partager les informations budgétaires, accroitre les investissements dans la construction des infrastructures sanitaires et éducatives, recruter du personnel qualifié et procéder au renforcement de  capacités des personnel de ces deux secteurs.

Aux élus locaux, d’assurer la rénovation et l’équipement des infrastructures scolaires et sanitaires, faire des plaidoyers pour l’affection de nouveaux agents de santé et de l’éducation, multiplier les démarches et aiguiser davantage la volonté des partenaires et enfin procéder au financement afin de d’assurer la rénovation des structures sanitaires, dont l’étude a permis de comprendre que la plupart d’entre elles datent des années “90”.

Ci-dessous la version PDF du rapport

CELLULE BALAI CITOYEN GUINEE

Siddy Koundara pour guineemonde.com

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