Conakry: L’opposition dénonce certains agissements du président de la CENI

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Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, les partis politiques membres de l’opppsition guinéenne ont exprimé leur inquiètude face à “certaines manoeuvres unilatérales” de la Commission Électorale Nationale Indépendante.

Selon le porte parole de ces différentes formations, La CENI à travers son Président a mené la procédure d’Appel d’Offres relative au recrutement d’un “Cabinet d’ingénerie pour la fourniture d’une solution complète de gestion du fichier électoral biométrique de la République de Guinée ” a révelé Mohamed, Tall, de l’UFR.

Cependant, rappelle t-il, l’audit du fichier electoral par un groupe d’experts internationaux a conclu la nécessité de réviser le fichier électoral guinéen de le purger de ses anomalies, qui sont entre autres:
Les 1 564 388 électeurs inscrits dans le fichier sans empreintes digitales, les 3 051 773 d’électeurs non dé doublounnés et les 3 000 000 d’électeurs qui sont nés entre un 1er janvier et un 1er juillet qui constituent d’ailleurs la moitié d’électeurs qui ne peuvent un acte d’état civil avec une date de naissance exacte.

Alors que parmi les récommandations fortes dans le rapport d’audit à mettre en oeuvre, il a été suggéré à la CENI aussi de procéder à un contrôle physique des électeurs, pour que chaque citoyen revienne confirmer ses données alphanumériques et biométriques pour qu’il soit maintenu.

Or, d’après l’opposition, l’appel d’offres engagé par le président de la CENI avec un certan nombres des sociétés susceptibles l’expertise demandée est une violation flagrante du Code des Marchés publics. C’est également une violation d’un des engagements de la CENI relative à la concertation avec les parties prenantes.

Selon Mohamed Tall, le 20 mai 2019, l’UFR a adressé un courrier au président de la CENI sur cette pratique parallèle et souteraine. Mais, Me Salif Kébé a nié l’existance d’une telle procédure.

De l’autre côté, ajoute t-il, l’UFDG a saisi l’Autorité de Régulation des Marchés publiques, pour dénoncer le caractère illégal et opaque de la procédure entreprise par la CENI afin qu’elle arrête la démarche de l’institution électorale, mais tous ces efforts ont été vains, régrétte l’ancien ministre de l’élévage.

À l’en croire donc, cette procédure initiée de manière informelle et opaque a abouti le 10 juin 2019 à l’ouverture des plis des 5 sociétés qui ont soumissionné sur les 7 initialement listées par le président de la CENI, revèle M. Tall.

En plus, l’accquisition de kits d’enrôlement, en violation du Code des Marchés publics, la CENI a pris contact avec une société Sud-coréénne pressentie pour fournir ledit matériel. Cetre négociation a été pilotée par le président de la CENI lors de son récent séjour à Paris.

Face donc à cette situation, les partis d’opposition politique condamnent les comportements de la CENI et de son président, Me Amadou Salif Kébé déclaré, Mohamed Tall.

Les partis politiques rendent personnellement responsable le président de la CENI sur la credibilité du processus électoral.

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com

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