Echec aux examens nationaux: Le SLECG en est-il responsable?

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Les résultats au baccaleauréat unique ont chuté pour cette année scolaire 2019. Seulement 24,38% admis sur toute l’étendue du territoire national. Un echec dont le secrétaire général du SLECG n’admet pas la responsabilité à cause la grève que sa branche a delenchée.

Interrogé ce matin chez nos confrères d’espace fm, sur la responsabilité du SLECG dans cet échec, Aboubacar Soumah s’est defendu en accusant le gouvernement d’être le seul et l’unique responsable de ce qui a est arrivé à l’école guinéenne.

«Nous sommes aucunement responsable de ce taux là. C’est le gouvernement. Je n’ai entendu aucune institution dire que c’est le SLECG qui est responsable. Ce sont nos détracteurs et l’autre Syndicat fabriqué par le gouvernement qui le disent» se défend Aboubacar Soumah.

D’après le classement des résultats par préfecture, le constat démontre qu’il y a plus de succés dans les préfectures où la grève n’a pas été observée au détriment des celles qui l’ont suivie. Mais d’après Soumah, «C’est un résultat politique. Ils(gouvernants) veulent faire comprendre aux parents d’élèves que c’est le SLECG qui est le responsable or, ce sont eux qui ont mis cette politique en place en faisant échouer de façon exprès les enfants des préfectures qui ont observé le mot d’ordre de grève. Par ce que si nous revenons sur les copies de ces enfants, vous allez comprendre qu’ils ont bien travaillé» raisonne t-il.

Dans la préfecture de Dubréka, des copies des enfants qui étaient à la tête de la grève ont été soutirées lors de la correction, revèle Soumah.

L’année scolaire 2018/19 a connu des perturbations pendant trois mois à cause de la grève des enseignants déclenchée en octobre qui a pris fin le 10 janvier 2019. Si la grève a perduré selon Soumah, c’est par ce que le gouvernement n’a pas accepté de faire face à leurs revendications sociales dans l’immediat. « Nous avons demandé l’amélioration des conditions de vie des travailleurs du système éducatif guinéen, mais le gouvernement a refusé de nous écouter à temps. C’est pourquoi la grève a fait trois mois» ajoute le syndycaliste.

Politisation du système éducatif

Pour Soumah, cet échec est le résultat de la politisation à outrance de l’éduaction guinéenne.« Aujourd’hui, à commencer par le choix des responsables, toutes les structures à la base et tous les postes de responsabilité ce sont les militants du parti au pouvoir, si tu n’es pas du RPG, on t’écarte».

La non orientation des Bacheliers dans les Universités privées

Depuis trois ans, le gouvernement a arrêté d’orienter les bachéliers dans les universités privées. «Cette politique est une stratégie du gouvernement qui a des objectifs clairs et bien definis. Ce qui fait que le BAC est devenu comme un concours, les admissions se font en fonction des nombres de place disponibles dans les universités publiques», accuse Aboubacar Soumah.

Aboubacar Siddy Diallo pour guineemonde.com

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