Guinée: un citoyen meurtri s’adresse aux Guinéens (A. Barry)

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Encore et encore et encore des morts par balles… Des affrontements aux teintes communautaires et religieuses. Encore des morts dans mon pays.

Pourquoi refusons nous d’ouvrir les yeux ?
Pourquoi joue t-on a ces jeux politiques et communautaires dangereux?
Où se trouve l’État qui doit nous protéger ?
Où est la responsabilité assumée de notre État, de garantir la sécurité des personnes et leurs biens?
Qu’avons-nous fait pour mériter de vivre ceci encore au 21ème siècle ?

Dans un pays où on tue, détruit, brûle, casse, verse des larmes, se moque des peines des autres, balaie d’un revers de la main leurs souffrances les plus atroces, tue les espoirs et enseigne à nos enfants la haine et le mépris du frère d’hier, QUEL BONHEUR ATTENDONS-NOUS?

Pourquoi dois-je défendre l’indéfendable parce qu’un membre de ma communauté y est mêlé ?
Pourquoi la mort du fils de l’autre ne représente qu’une correction normale parce qu’elle est infligée par un des miens?
Pourquoi une église n’est pas égale à une mosquée du fait que je sois musulman ou chrétien ?
Pourquoi refuse-t-on de dire  » Merci de m’avoir accueillis sur la terre de tes ancêtres comme j’accueilli les tiens sur la terre des miens »?
Pourquoi un adulte doit vivre alors qu’un adolescent doit mourir?
Pourquoi s’aimer est si difficile ?

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Qu’Allah nous vienne en aide pour que la Guinée redevienne un pays où il fait bon vivre de nouveau.

Où le Malinké et le peul sont Sanankou.
Où le forestier est salué et reconnu pour son bon de coeur et son courage.
Où le Sousou est salué et remercié pour son hospitalité et sa gentillesse.
Où le peulh est salué et remercié pour son sens du respect et de la considération.
Où le Malinké est salué et reconnu pour sa fierté d’aider et son sens du service.

Je crois qu’on a faussé le diagnostic de notre mal en passant que la jeunesse était la victime. C’était peut-être le cas il y a de cela des années. Mais aujourd’hui, force est de constater que la jeunesse de ce pays est devenue à force de jouer à un jeu, le problème.

C’est elle qui, bien consciente qu’elle est utilisée sur le damier de la division, a choisi de faire mine de ne rien savoir et opté pour le mentau du « MOI« .
Mon intérêt, ma personne, mon bien-être, ma famille, ma carrière, mon salut D’ABORD.

La Guinée et les autres Guinéens ??? Beh ON VERRA L’AVENIR.

 

Abdourahamane Barry, citoyen guinéen

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