Migration irrégulière : L’OIM lance la campagne WAKA à Matoto

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Ce undi 16 décembre 2019, l’organisation internationale pour les migrations, a procédé au lancement du projet WAKA. L’événement s’est déroulé à la mairie de Matoto en présence des autorités communales.

Le programme WAKA de IOM X est une campagne de sensibilisation multimédia qui vise à prévenir les risques liés à la migration irrégulière en donnant aux jeunes guinéens les moyens de prendre des décisions éclairées en matière de migration, et présentant des alternatives existantes d’emploi et de formation au niveau local.

C’est un programme qui est financé par le gouvernement de la République Fédérale d’Allemagne. Il travaille en étroite collaboration avec les communautés, les organisations de la société civile, les agences gouvernementales, les migrants de retour et les groupes de jeunes en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée et au Niger.

« WAKA est un projet qui démarre en Guinée et au Nigeria. Il cible les communautés de Matoto. Des membres de cette circonscription ont été associés dès le départ pour définir ensemble quels étaient les moyens de sensibilisation les populations de Matoto notamment les jeunes sur les risques de la migration irrégulière et présenter des opportunités locales en matière de formation et d’emploi» a expliqué Lucas CHANDELLIER, Chargé de Communication, OIM Guinée.

Des migrants de retour ont été associés pour faire cette campagne. Devant des nombreux jeunes venus assister à l’événement, des vidéos de témoignage de ces migrants et des jeunes entrepreneurs locaux ont été diffusées. Ceci, pour interpeler cette couche juvénile sur les risques de la migration irrégulière et surtout leur montrer que c’est bien possible de réussir au pays en faisant d’autres activités.

Selon ce responsable de l’OIM, une plateforme en ligne dénommée WAKAwell.info, est déja mise en place au service de la dommune de Matoto. On y trouve des instituts de formation sur les modes de recherche d’emploi et aussi sur les voies légales de la migration.

Parmi les migrants aidés au retour volontaire par l’OIM dans les régions du Sahel et du lac Tchad, on compte de nombreux guinéens, et 14% d’entre eux sont originaires de Matoto à Conakry. D’après une étude réalisée par l’OIM en septembre 2019, 70 % des jeunes de la commune âgés de 14 à 35 ans s’informent principalement sur la migration auprès de leurs amis, mais à 64% considèrent cette information comme peu fiable. D’autre part, 67% des jeunes interrogés estiment difficile de trouver de l’information sur les opportunités locales en matière de formation et d’emploi, selon des informations fournies par l’OIM.

De son côté, le maire de Matoto s’est dit à la fpis ému et content du choix porté sur sa commune pour le lancement de ce projet. «Je suis ému et content à la fois sur le choix porté sur ma commune. Mais il faut que les jeunes sachent qu’on peut étudier et réussir au pays ici. Moi par exemple j’ai étudié ici, j’ai cru à ma vision et me voilà devant une tribune. Quand on est en Guinée, on doit avoir un objectif. Car, on a tout ici et qui veut, peut» a declaré, Mamadou Tos Camara avant d’inviter les jeunes à croire à leurs compétences.

La migration qu’elle soit régulière ou non n’est pas mal en soit. « Mais si ça ne va pas ailleurs, il faut revenir à la case de départ » conseille le maire de Matoto.

En 2018, la Guinée figurait dans le top 5 des pays demandeurs d’asile en Europe selon l’organisation internationale pour les migrations.

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com

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