Négociations autour de la grève : le SLECG pose une nouvelle condition

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La réunion entre gouvernement syndicat libre des enseignants de Guinée autour de la grève s’est retrouvée avec une nouvelle revendication des enseignants grévistes.

Les quatre ministres du gouvernement et le syndicat libre des enseignants accompagné de l’USTG n’ont pas abordé toutes les réclamations fondamentales des enseignants grévistes lors de cette rencontre de ce lundi 13 janvier.

Trois points ont été essentiellement abordés entre les acteurs concernés. Premièrement c’est la levée de la grève en cours, la finalisation du protocole d’accord du 10 janvier 2019 et un troisième point qui est celui de l’arrestation des enseignants grévistes.

Au cours des débats, le SLECG a fait de la libération des enseignants arrêtés comme une revendication préalable. “ le gouvernement avec le SLECG se sont engagés pour que ce point soit levé afin que les négociations continuent” a déclaré le ministre du travail, Lansana Komara.

Dix enseignants membres du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée ont été arrêtés samedi au lycée Bonfi. Pour L’USTG et le SLECG, il n’est pas question d’aborder d’autres points avant la libération de leurs camarades enseignants. “Nous avons estimé qu’on ne peut pas aller à des négociations tant que nos camarades là ne sont pas libérés” a declaré Soumah.

Il ajoute qu’ils vont poursuivre la grève jusqu’à obtenir satisfaction. “ Nous n’allons pas reprendre les négociations tant que que nos camarades arrêtés ne sont pas libérés” a promis le syndicaliste

Aboubacar Soumah s’est dit choqué par l’attitude du proviseur du lycée Matam qui a ordonné aux forces de l’ordre de deshabiller un enseignant de son école par ce qu’il a suivi le mot d’ordre de grève.

Le gouvernement a promis de contacter les syndicalistes dans les heures et jours à venir.

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com

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