Opinion: “Il n’y a plus de doute, désormais Alpha Condé veut mourir au pouvoir…!”

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L’intention du président Alpha Condé de se représenter pour un troisième mandat, est une violation sans appel de notre constitution. Je dirais même que cela constitue une insulte à la mémoire de Nelson Mandela et de Barack Obama, deux personnalités hautement respectées dans le monde. Pour rappel, Alpha Condé s’est toujours dit être le Mandela et le Barack Obama de la Guinée. Sauf qu’il n’est ni l’un, ni l’autre. L’intention de monsieur Condé, sapera les fondements de la paix et ouvrira une période d’incertitude.

Que reste-t-il de la démocratie quand les textes fondateurs sont ainsi piétinés ? Que reste-t-il de la démocratie quand elle triche avec ses propres principes ? Que reste-t-il de la démocratie quand elle est détournée, caricaturée, méprisée ? Peu de chose en vérité : il n’en reste plus que l’apparat et l’apparence.

Les articles 27 et 154 de la constitution de mai 2010, qui limitent le nombre de mandats à deux d’une durée de 10 ans non renouvelables empêchent tout président fut-il Alpha Condé de s’éterniser au pouvoir. Ce qui veut dire, qu’il ne pourra plus être candidat à sa propre succession en 2020 ; c’est la constitution sur laquelle il a prêté serment deux fois qui l’affirme. Il n’y a donc ni complot contre lui et, ni complot contre le peuple.
Les Guinéens sont conscients que la tentation de vouloir s’accrocher au pouvoir est devenu un instinct de survie pour Alpha Condé. Comme tout dictateur, il a peur des représailles après la présidence. La hantise d’être dérangée dans son sommeil par la justice, le hante jour et nuit.

La Guinée est donc de nouveau face à son destin. Le sort du pays est entre les mains des Guinéens. Le départ à la retraite de Monsieur Alpha Condé en 2020, ne pourra être possible que, si le peuple souverain de Guinée décide de séparer leur destin avec celui de ce dernier. Également ce départ à la retraite ne pourra se faire pacifiquement que, si la jeunesse consciente sépare son destin avec celui de l’homme qui est au soir de sa vie. Comme dit le dicton : « les hommes passent, mais la nation reste, et nul n’est irremplaçable dans la vie ». Le peuple souverain de Guinée a donc un vrai choix à faire entre la nation et Alpha Condé. Aujourd’hui, aucun argument qui consiste à le soutenir, ne tient, puisque Alpha Condé n’apporte pas de réponse aux problèmes des Guinéens. Il nous faut donc trouver des approches nouvelles et des solutions innovatrices.
Après 9 ans de gouvernance, nous constatons l’ampleur des dégâts, et après avoir vu ce qu’est le pouvoir condé, nombreux sont les Guinéens qui ont perdu les idéaux pour lesquels ils étaient prêts à soutenir le PRAC.

La défense de la constitution est un signe d’une population qui s’affranchit et se libère, des croyances tribales qui affirment que le pouvoir politique guinéen est la propriété d’un petit clan d’imposteurs. Le respect des articles 27 et 154 de la constitution est non négociable ! La démocratie doit permettre aux Guinéens de choisir les compatriotes capables de mettre en place de projet mobilisateur et d’espoir, mais pas de soutenir des gangsters, pas des voyous de grands chemins ou des mafieux.
Alpha Condé va utiliser tous les moyens matériels, émotionnels et psychologiques pour mourir au pouvoir. Les seules options qui lui restent, sont le tripatouillage de la constitution, bâclées les élections législatives afin de s’octroyer une majorité absolue et peut-être provoqué le chaos. Si les imposteurs l’aident à tripatouiller cette constitution, ça ne sera pas seulement une défaite pour la Guinée, mais un échec pour la démocratie.
Puisque, Alpha est arrivé au pouvoir après des combines, il a peur de son avenir après la présidence, pour avoir commis un certain nombre des crimes (politiques et économiques). Pendant qu’il a encore le temps, il serait urgent qu’il sollicite une protection par l’amnistie, et cela devrait être le débat actuellement en Guinée; débat qui permettrait de chercher une bonne sortie pour lui, sa famille et ses amis. Au lieu de ça, il cherche à tripatouiller la constitution. Quel gâchis du temps !

Pour finir, Alpha Condé doit savoir qu’il aura tort d’ignorer les articles 27 et 154 de la constitution. On ne peut éternellement s’accrocher au pouvoir et gouverner à coup de promesses, lorsqu’on sait au fond de soi-même, de n’avoir rien apporté au pays et à sa population. Le sort du pays est entre les mains du peuple souverain de Guinée car, sa survie y dépend !

TOB BALDE Depuis Paris !

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