Pascal Feindouno se souvient: « on a tout vu en sélection, mais on s’est jamais découragé »

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L’international guinéen, aujourd’hui à la retraite est revenu sur son passé en équipe nationale, le Sily de Guinée.

Dans une longue interview qu’il a accordée à nos confrères de CIS Média, dans l’émission foot inside, l’ex capitaine du Sily national de Guinée a révélé des histoires incroyables que lui et ses coéquipiers ont vécues dans la sélection guinéenne.

Tout d’abord, «à l’époque, nous on a tout vu en sélection, mais on s’est jamais découragé une fois.»

Par ce qu’on dormait à l’aéroport dit il, «des fois y avait pas de chambre, d’hôtel, y avait pas les primes à temps, mais on se serait les coude » et d’enchaîner,
«Un moment même, si je me rappelle bien, on était à Paris pour un stage.
Alors qu’on était à l’hôtel, et il n’était pas payé. Et on va à l’entraînement, à notre retour, c’est des flics qu’on voit devant l’hôtel, on a dit, mais c’est quoi ça ? C’est qu’on n’avait pas payé l’hôtel. L’argent était en retard, l’hôtel attendait, y avait quelques joueurs dont je vais taire leurs noms, on a appelé nos banquiers qui ont fait le virement, et après on a été sauvé » se souvient l’ancien numéro 2 du Sily national.

Selon Feindouno, lors de la CAN 2006, en Égypte, ils jouaient sans primes, malgré tout,  l’équipe avait pu atteindre les quarts de final avant de se faire éliminer par le Sénégal. «C’est qu’on était costaud dans la tête et soudés. On était vraiment une équipe. L’argent où pas l’argent, on joue pour le pays. On l’a fait » déclare celui qu’on appelait le Zidane black avec un sentiment de fierté.

Malgré la solidarité de ce groupe, dont il faisait partie, la Guinée n’a pas pu gagner quelque chose avec la sélection.

Pour lui donc, beaucoup de facteurs les ont empêchés de ramener ne serait ce qu’une seule coupe au pays. C’est par exemple, «quand y a rassemblement, y a rien de près.. Or, une fois tu es professionnel, dans ta tête, faut que tout soit calé et à l’époque, cela n’était pas le cas. Mais on fermait les yeux et on jouait » révèle l’ex champion de France avec les girondins de Bordeaux.

Ce manque d’organisation de la part des autorités d’alors jouait dans la tête de quelques joueurs, «ils baissaient les bras, ils n’avaient plus envie de jouer, c’est difficile à expliquer

Outre, il y a avait aussi de la discrimination contre les joueurs locaux, «je me rappelle, y avait les primes à donner pour tout le monde et les locaux qui sont en Guinée, ils les oublient. Moi je sortais mon argent dans ma poche les payer

Aujourd’hui si Pascal a des remords , c’est le fait de n’avoir pas remporté un trophée avec la sélection guinéenne. Car, « on voulait vraiment gagner quelque chose avec ce groupe là. Mais malheureusement.»

Porté les couleurs nationales de son pays est la chose la plus souhaitée par tous vos compatriotes qui vous regardent.

«Déjà quand tu es en sélection, il y a un million de personnes qui veulent être à ta place, donc dans tête tu te dis tu dois gagner quelque chose pour sortir la tête haute, pour quand on te voit que les gens ne disent pas c’est un zéro, il n’a rien gagné, c’est pourquoi il faut gagner quelque chose avec l’équipe nationale » conclu l’ancienne star de Saint Étienne.

Même sans club, celui qui a été le héros de la victoire des girondins de Bordeaux en 1998 face au PSG, aux parcs des princes,  garde un visage souriant avec le sentiment d’avoir fait ce qu’il pouvait pour l’équipe nationale de Guinée.

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com

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