Report des législatives : On baisse la fièvre sans guérir la maladie

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Le mal et la malédiction n’ont pas été épargnés malgré la baisse de la fièvre, mais la maladie elle, demeure toujours après le report de deux semaines des législatives. 

Ni par calcul stratégique ni par volonté de bonne foi, ce recule des deux pas ne respecte qu’une tradition de médiocrité et d’incompétence notoires et avérées de la CENI et ses larbins hautement toxiques.
Si les élections sont sources de tensions et d’explosion, force est de constater les organes en charge du processus électoral sont autant nuisibles. La CENI guinéenne constitue un véritable cancer pour la qualification de notre processus de démonstration par le biais des élections.
Elle n’a la culture du calendrier électoral ni le courage de dire la vérité. Le mal dont souffre est le mal de tous les guinéens : Intégrité morale, devoir de responsabilité et ethnique professionnelle.
A recomposer mille fois la CENI, on aura fait changer de lit de malade et non guérir la fièvre. C’est une malédiction commune.
Le guinéen n’a jusque-là, jamais saisi l’occasion opportune pour s’inscrire dans l’histoire.
Aujourd’hui, c’est la nullité de la CENI qui est mise en nudité. Et pour ne pas rompre cette triste et honteuse chaîne de médiocrité de nos institutions, il faudra mettre à l’épreuve chacune d’elle. Vous comprendrez la suite qu’elles sont des homologues et hériditaire des mêmes hormones de la honte.
Malheureusement, le mal est guinéen et vit en nous comme un lourd héritage d’une grande malédiction.
A quand sa fin ? En fataliste, seul Dieu sait. La fin ce n’est ni pour aujourd’hui ni pour demain.
Prions, nuit et jour. Implorons la grâce de Dieu, c’est notre unique solution pour sortir de cette merde.

Marouane Camara, journaliste chroniqueur et analyste politique.

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