Santé privée: deux organisations médicales interpellent le gouvernement

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Des responsables de l’Ordre National de la Médecine Libérale (ONAMEL) et la Fédération des Associations des Cliniques, ONG Cliniques et Para cliniques de Guinée (F/ACPG) ont animé conjointement une conférence à la maison de la presse.
À cette occasion, ils ont rendu public un mémorandum intitulé « Contribution des organisations des cliniques privées/ Fédération ACPG /ONAMEL pour la réforme du système de santé en Guinée ». Dans ce document de huit pages, ils ont lancé le fait diagnostic de la profession et des plaidoiries à l’endroit du gouvernement en vue de régulariser le secteur de la Santé en Guinée.
Selon le président de F/ACPG, ces deux structures ont pu recenser 807 structures sanitaires privées, mais de façon non exhaustive. Cependant, en dehors de ces cliniques enregistrées par la F.ACPG et ONAMEL, il existe une minorité de cliniques qui évolue dans l’anarchie totale dans le pays, a déclaré Dr Golé BEAVOGUI.

Cette situation ternie l’image de la corporation des medecins.Ce qui fait que la Guinée se retrouve loin de couvrir les besoins du pays en professionnels de santé selon les normes internationales, à en croire le porte-voix des deux structures.
Cette anarchie est remarquable surtout chez les étrangers notamment chez des personnes se réclamant «Chinois, Coréens…tradithérapeutes, ATS ou infirmiers chez eux, se font passer pour des médecins. Pire que ça, ils écrivent dans leurs langues pour tromper la population. Ils disent qu’ils peuvent traiter médicalement les fibromes, appendicites et les hernies, et à quel prix?», s’interrogent les responsables de l’ONAMEL et la Fédération ACPG.
En outre, explique t-il, «ces étranger disent qu’ils ont des vibrateurs qualifiés, de scanners qui détectent toutes les maladies, des cartes de l’Ordre national des Médecins de Guinée qui est normalement propre à leur pays…»rajoute le porte parole.
Face à cette situation qui affecte la profession de la santé, ces deux structures ont énuméré des propositions permettant de réglementer le système sanitaire privé en Guinée.
Il s’agit donc de la mis en place et la validation des poules privées et publiques constituant l’ordre national des Médecins de Guinée; la création de la Direction nationale du système de santé privé ; la réduction du nombre de document à fournir pour les agréments de 14 à 5 (….).

Aussi, ces deux organisations proposent à qu’il y ait une Direction nationale et authentiquement privée auprès du ministère de la Santé. Car selon le président de l’ONAMEL, «les problèmes trouvent leurs solutions à la base des SSP que les fédérations ACPG/ONAMEL en connaissent tant bien que mal», déclare Dr Michel Kolié.

Ces deux structures recommandent également à l’Etat de poursuivre la cartographie sanitaire privée à l’intérieur du pays et une révision de recensement dans la capitale pour une meilleure intégration du système sanitaire privé en Guinée. Créer une banque de microcrédit pour les SSP à l’instar des autres pays comme moyen de subvention pour le moment…

Aboubacar Siddy Diallo pour guineemonde.com

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