Violences en Guinée: des filles et femmes des partis politiques réclament justice

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Dans une déclaration faite ce lundi 3 février à la maison de la presse, le cadre de concertation des filles/femmes des partis politiques de Guinée (CCFPPG) a tiré la sonnette d’alarme face au silence de la justice guinéenne sur les récentes violences enregistrées en Guinée.

Face aux tueries et exactions nées des manifestations contre le troisième mandat pour le président Alpha Condé, le C.C.F.P.P.G se dit inquièt de la situation que traverse le pays d’Alpha Condé.

“En tant qu’actrices de la vie politique, nous filles et femmes des partis politiques de la République de Guinée, prenons l’initiative d’interpeller tous les acteurs sociopolitiques par rapport à la crise que traverse notre pays depuis plusieurs mois” a dit Mme Seny Tinamou. 

C’est pourquoi, ce cadre lance un appel solennel au président de la République Alpha Condé et de son gouvernement, aux institutions nationales et internationales, aux acteurs politiques (opposition et mouvance), à la société civile, mouvement syndical, et au leaders religieux afin que les événements tragiques auxquels nous assistons ces derniers temps dans le pays, notamment la violence faite aux femmes par les forces de sécurité, les tueries de manifestants et la destruction des biens publics et privés cessent immédiatement.

Le C.C.F.P.P.G exhorte le gouvernement à prendre toutes les dispositions afin que des enquêtes indépendantes soient faites pour identifier, arrêter et traduire en justice pour répondre à leur forfaiture, les auteurs et instigateurs des crimes commis lors des diffentes manifestations, ce, conformément aux lois de la République”ajoute la porte parole.
Le cadre n’a pas manqué de présenter ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées tout en exprimant sa solidarité aux victimes de ses violences.

Ainsi, il demande à l’État de jouer davantage son rôle de garant des libertés individuelles et collectives, et de la justice sociale au bénéficie de tous les citoyens.
Car disent ces femmes, si la paix et la quiétude sociale constituent la condition sine qua none de tout progrès, les viols, les tueries de nos enfants et la destruction des biens publics et privés ne peuvent profiter à personne, «sinon que de remettre notre pays au pays au point zéro” ajoute Mme Seny.

De par sa voix, le CCFPPG invite les acteurs à s’inscrire dans une logique de dialogue et d’apaisement pour une sortie de heureuse de crise. Il demande des enquêtes de ces crimes et surtout les violences faites aux femmes-filles par nos forces de sécurité afin de les juger conformément aux actes commis.

Également, il (CCFPPG) demande justice pour toutes les victimes et réitère un engagement ferme de poursuivre le combat pour l’atteinte d’une justice pour tous et de la quiétude sociale.
«Nous voulons la justice, car il n’ ya de paix quand il n’y a de justice» conclut-elle

Pour rappel, le cadre de concertation des filles/femmes des partis politiques de Guinée a été créé le 21 mars 2009 lors d’un atelier stratégique organisé par le NDI afin de faciliter le partage d’expériences entre filles et femmes des partis politiques en vue de les qualitfier davantage.

Siddy Koundara Diallo pour guinemonde.com

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