Grève générale des Syndicats : Conakry maitrisée par l’inter centrale CNTG-USTG

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La grève générale déclenchée ce lundi 09 juillet 2018 par les centrales syndicales CNTG-USTG a été largement suivie dans la capitale guinéenne.

Sur les cinq communes de Conakry, les quatre ont largement respecté cet appel à la grève, lancé par Amadou Diallo du CNTG, et Louis M’Bemba Soumah de USTG contre la hausse du prix du carburant à la pompe qui est rentrée en vigueur depuis le 1er juillet.

Si le premier appel à la grève le 04 juillet dernier a été moins suivi, celui d’aujourd’hui a quasiment impacté la ville de Conakry.

Sur l’autoroute Fidel Castro où d’habitude la circulation s’effectue plus où moins, aujourd’hui, dès le matin, tout a été bloqué.

Dès 7h, de Km 36, en passant par dabompa, Entag, jusqu’à Kissosso la circulation a été paralysée. Les citoyens ont érigé des barricades certains carrefour, même avec la présence des forces de sécurité et du maintien d’ordre les jeunes ont fait régné leur dicta.

Certains conducteurs de taxi nous ont témoigné avoir été obligés par ces jeunes de faire descendre leurs passagers et de rembourser chemin à la présence des gendarmes.

Au quartier Sangoyah d’ailleurs nous avons assisté à la scène où des jeunes avaient commencé à brûler des pneus sur la route. Une intervention rapide des gendarmes les a dispersés. La circulation a été fortement perturbée.

À madina, le plus grand marché du pays, boutiques et magasins sont restés fermer. Excepter ceux de la casse où nous avons remarqué  quelques uns sont  ouverts.

Certes dans l’après-midi la circulation était rétablie par endroit, mais l’on pouvait constater l’absence des véhicules sur la route.

Même à Kaloum, commune qui abrite l’administration guinéenne, les activités ont connu une certaine perturbation liée au blocage de la route.

Ainsi, du côté de la route le prince, selon nis informations, la situation était la même. Au rond point T5, en lieu et place des véhicules, des jeunes étaient sur la route.

Dans les quartiers Cosa, Bambéto et jusqu’à Hamdallaye, la grève a paralysée tout. Commerce, circulation et toute autre activité n’ont pas été exercées.

Pour rappel, selon le communiqué de l’Inter centrale syndicale CNTG-USTG, cette grève va se poursuivre jusqu’au 11 juillet 2018. Si le gouvernement ne ramène pas le prix du carburant à 8000fg le litre à la pompe, le syndicaliste comptent poursuivre leur mot d’ordre jusqu’à satisfaction des revendications.

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com.

 

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