GUINÉE : Doit-on craindre une crise socio-politique en plein Ramadan ? Voici pourquoi

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Selon le calendrier, les fidèles musulmans de Guinée pourraient entamer le mois de ramadan le mercredi 16 mai 2018. Pendant ce temps, au niveau du comité de suivi, entre la mouvance présidentielle et l’opposition, c’est l’impasse totale.

Les deux camps ne sont pas parvenus à trouver un consensus au sein du comité de suivi sur le différent électoral qui les oppose sur douze communes du pays.

La mouvance présidentielle a demandé au ministre de l’administration du territoire de procéder à l’installation des conseillers communaux élus qui ne font pas l’objet de contestation dans les 330 circonscriptions.

Cette idée a aussitôt fait l’objet de réaction de la part du principal parti de l’opposition guinéenne UFDG. Et c’est le vice-président du parti Dr Fodé Oussou Fofana qui l’a dit lors de l’Assemblée générale de l’UDFG  « S’ils essayent d’installer qui que ce soit avant la satisfaction de notre demande, nous allons mettre en place un Gouvernement parallèle, puisqu’il n’y aura plus d’autorités dans le pays. Raison de rencontrer Alpha Condé qui s’est encore illustré par ses promesses non tenues. »

L’opposition a projeté de reprendre ses protestations dès ce lundi 14 mai 2018 par une ville morte, soit à deux jours du début du jeûne. En plus de cela, le vice-président du parti UDFG, honorable Fodé Oussou a même laissé entendre que cette année ils manifesteront même pendant le ramadan.

Comme pour dire que les guinéens sont donc avertis. Pour la première fois la crise politique sera au rendez-vous pendant ce mois de pénitence et de prière, car, dans le camp présidentiel, l’on estime qu’il n’existe plus de propositions à faire comme l’a confirmé l’honorable Damaro Camara. A moins bien sûr, que les uns et les autres reviennent à de meilleurs sentiments

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com

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