GUINEE: l’opposion menace de passer à l’offensive si la situation n’évoule pas

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L’opposition républicaine s’est réunie en plénière ce mardi  26 juin 2018 au quartier général de l’union des forces démocratiques de guinée.

Au cours de cette réunion, les acteurs politiques ont passé en revue l’impasse politique, notamment la résolution des contentieux électoraux, le toilettage du fichier électoral et la loi sur la commission électorale nationale indépendante CENI. 

Au terme de cette réunion, ces acteurs  politique ont dénoncé la lenteur de la résolution des contentieux électoraux et également le cas des accords politiques du 12 octobre. 

Toutes fois, ils se sont réjouis de l’inscription de la loi sur la CENI à l’ordre du jour des débats au niveau de l’Assemblée nationale.  « C’est le lieu de féliciter nos députés, de féliciter tout le monde pour l’inscription de ce sujet aux débats au parlement. Mais, nous profitons aussi pour demander à ce que le problème du contentieux soit réglé le plus tôt que possible. Le gouvernement doit pouvoir le régler. Le Premier ministre, Dr Kassory Fofana, quand il a pris service, il est venu rencontrer l’opposition républicaine. C’est son travail d’essayer d’apaiser la situation du pays. Mais, jusque là, nous pensons que le gouvernement traîne les pieds. Nous espérons que dans les jours à venir, le problème sera le plus vite réglé, » a expliqué le président du PPD,Boubacar Bah (Parti pour la Paix et le Développement  ndlr).  .

Selon ce leader politique, le problème du fichier électoral est l’un des points d’achoppement.  » C’est vrai, la loi sur la CENI doit être adoptée, parce qu’il n’est pas question pour l’opposition républicaine d’aller avec cette CENI là pour les nouvelles élections. Il n’est pas question d’y aller avec le même fichier puisqu’il est corrompu, tout le monde le sait. C’est la raison pour laquelle, au niveau de l’analyse de la situation sociopolitique, rien n’a évolué jusqu’à ce jour.« 

Ainis donc, ces opposants comptent passer à l’offensive car estimant avoir a été berné par la mouvance présidentielle.   « Nous avons estimé qu’il est de notre devoir de sensibiliser nos responsables à la base et les citoyens sur la probable reprise des manifestations pour exiger que les vrais résultats soient donné et que ceux qui ont été effectivement élus soient installés en tant que conseillers. Ça nous préoccupe tous et ça préoccupe tout le pays » a t-il indiqué.

Cet opposant dit la crainte de l’opposition sur cette cette lenteur. Car ajoute t-il,  le pouvoir traîne les pieds, pour que cela se repercute sur le calendrier des législatives, alors qu’il il sera inacceptable que des députés dont le mandat a pris fin votent des lois.

« Si le calendrier glisse à ce niveau, ça veut dire que tout le reste là va glisser et on risquera de tomber dans une situation inacceptable. Une situation qui serait comme une nouvelle transition. Et cela est très grave pour le pays. On ne s’est pas battus tout ce temps pour en arriver là. Nous travaillons déjà sur ce qu’il faut faire, que le chef de file soit là ou qu’il ne soit pas là. Mais, l’opposition républicaine continue à travailler », a conclut Boubacar Bah.

Guineemonde.com

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