Marche, ville morte, arrêt des activités économiques. La journée du mercredi 14 mars s’annonce chargée en Guinée

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La situation ne va pas en s’arrangeant en Guinée. Cette journée de mardi 13 mars 2018 a ressemblé à celle d’hier lundi 12 mars 2018. Dans plusieurs quartiers de la capitale, des femmes et surtout des jeunes ont fait la loi en brûlant des pneus, barricadant les routes et empêchant toute circulation.

C’est le quartier Lambanyi, habituellement calme qui a donné le ton par des femmes qui ont investi les rues dès 7h du matin pour exiger le retour des enfants à l’école. D’autre quartiers dont entre autre Nongo, Kaporo Rail, Coza, Cité Enco 5 ont emboîté le pas, paralysant toutes les activités à Conakry.

Mais ce qui inquiète le plus, reste la journée de demain mercredi 14 mars 2018 ou trois (3) manifestations appelées par des structures diverses sont attendues si les choses ne s’arrangent pas dans cette soirée de mardi, au cours de laquelle d’ailleurs, d’autres structures de la société civile ont, dans une conférence de presse déclaré leur soutien totale au SLECG d’Aboubacar Soumah.

Il s’agit de la plateforme des citoyens unis pour le développement (PCUD), la fédération Syndicale Autonome des Banques, Assurances et micro finance de Guinée, (FESABAG), la Fédération Syndicale de la Téléphonie (FESATEL) et l’Union Générale des Travailleurs de Guinée (UGTG).

C’est d’ailleurs l’une de ces structures à savoir la PCUD qui appelle à une journée ville morte sur toute l’étendue du territoire nationale demain mercredi 14 mars 2018 pour réclamer la réouverture des classes.

Alors qu’on se souvient que cette même journée de mercredi 14 mars est celle choisie par l’opposition républicaine pour organiser sa marche pacifique pour contester les résultats des élections communales du 04 février dernier publiés par la CENI.

Au compte de ce même mercredi, le groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) déclare une journée sans activité économique sur toute l’étendue du territoire national pour dénoncer les actes de vandalisme contre les commerces en période de crise et demander plus de protection et de sécurité pour les opérateurs économique de Guinée. A souligner que la journée de jeudi 15 mars est aussi concernée par cette mesure du GOHA.

Il serait donc louable qu’une solution soit vite trouvée sur le front qui constitue l’un des plus lourds sans doute à gérer, puisqu’il s’agit de ce qui a fini par exaspérer la grande majorité des guinéens et mettre les femmes dans la danse des manifestations, à savoir la crise dans le système éducatif guinéen.

Car à l’allure où vont les choses et vue les adhésions à leur cause que les cadres du SLECG enregistrent, les choses pourraient devenir plus compliquées à gérer par le gouvernement qu’elles ne le sont déjà.
Affaire à suivre

A Barry pour Guineemonde.com

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