Négociations entre gouvernement et SLECG : La journée finie mal on dirait.

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La salle des actes du palais du peuple de Conakry abrite depuis hier 28 février 2018, les négociations entre les membres de la commission constituée par le président de la république et les membres du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG).

Ces négociations ont bien débuté par une journée satisfaisante qui a vu les parties se mettre d’accord sur la levée de suspension du salaire du secrétaire général du SLECG Aboubacar Soumah. Un point que le syndicaliste a toujours qualifié de non-négociable.

L’autre point non négociable des syndicalistes concerne l’augmentation immédiate des salaires de 40 %  avec effet rétroactif. Alors que le gouvernement a déjà annoncé l’augmentation de 10% avant même le début de ces négociations, on peut donc dire qu’il reste 30 % d’augmentation.

Mais comme on s’y attendait, ce dernier point non-négociable pour le SLECG est de l’autre côté impossible à tenir par le gouvernement selon ses membres, surtout avec les modalités que demandent les syndicalistes. Voilà donc le problème. Une situation qui risque de faire capoter les négociations si l’une des parties ne revoit pas très vite ses ambitions à la baisse.

Au sortir de la salle, le chef de l’équipe du SLECG, concernant ces 40% a lâché  « Pour que nous rentrions en classe, il faut absolument que nous les ayons parce que c’est un montant que nous avons acquis depuis 2007. Donc, c’est un vieil acquis et ce montant nous a été amputé, volé indûment, injustement, illégalement et subtilement par des cadres indélicats véreux » a dit Oumar Tounkara.

De l’autre côté, le médiateur de la république lui, a laissé entendre que les deux parties vont chacune rendre compte à leurs mandants, dans l’espoir de se retrouver très prochainement pour la reprise des négociations.

Ce qui tire la sonnette d’alarme sur les difficultés, c’est cette communication d’Oumar Tounkara « Quand ils auront besoin de nous, ils nous feront appel et nous viendrons ».

Et cette autre communication du médiateur Said Fofana « Nous nous sommes promis de se rencontrer pour continuer les travaux. La rencontre peut avoir lieu ce soir tout comme demain » Sans être rassurant avec une bonne touche de diplomatie comme on le lui reconnait

Ce qui veut donc dire que les parties se sont séparées sans pour autant se donner la date de la prochaine rencontre. Toute chose qui n’est pas de nature à rassurer quand on sait combien de fois Aboubacar Soumah a dit à qui veut l’entendre que les 40% sont non-négociable.

Affaire à suivre…

A Barry pour Guineemonde

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