Santé : un consortium d’ONGs s’engage à lutter contre la dépigmentation

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Dans le souci de freiner la dépigmentation  à cause de ses méfaits chez les personnes qui la pratiquent, quatre organisations locales décident d’unir leurs forces pour lancer une campagne de sensibilisation sur les dangers de cette pratique sociétale. Il s’agit de l’ong : S.E.P.T ; Q.V.P ; Espoir224 et Cercle des femmes naturelles.

Ces quatre organisations réunies en consortium ont animé une conférence portant les conséquences de la dépigmentation. Cette conférence s’est ténue ce mercredi 27 novembre au siège d’une de ses organisations à Cosa.

La dépigmentation est un phénomène mondial et très pratiquée dans les pays africains. Si des pays comme Sénégal, Mali, Ghana… disposent des statistiques très élevées, en Guinée aucune donnée est disponible selon le porte de ce consortium.

Toutefois, la République de Guinée à l’instar des autres pays africains notamment de l’Afrique de l’Ouest est un pays où l’utilisation des produits cosmétiques de dépigmentation est très répandue chez les femmes âgées de 16 à 45 ans et devient de plus en plus une pratique chez certains jeunes hommes.

Les produits utilisés sont composés d’ingrédients corrosifs comme du sel de mercure, du cortisone, de l’hydroquinone, un mélange explosif qui abîme la peau, il y’a des femmes qui utiliseraient même de l’eau de javel qu’elles mélangent à leur crème. D’autres personnes utilisent aussi du gaz de cuisine pour se dépigmenter, a fait savoir El hadj Aliou Diallo, médecin de profession et porte parole du consortium.

La dépigmentation a ses conséquences. Car, l’utilisation abusive voir incontrôlée de ces produits constitue de nos jours un réel problème de santé publique mais aussi sociétal.
Elle provoque de stigmatisations dans les foyers conjugaux et au sein de notre société et cause d’énormes conséquences qui sont entre autres: la vulnérabilité de la peau et de l’organisme, l’inflammation de la peau, hypertension artérielle, destruction du système de défense de l’organisme, des maladies infectieuses, le diabète et l’apparition des taches sur tous le corps l’acné, des vergetures, une hyperpigmentation articulaire, des infections bactériennes, des infections mycosiques pouvant conduire à des cas de cancers de la peau… ajoute M. Diallo

Selon la présidente de l’ONG espoir224, la dépigmentation chez la femme enceinte ou allaitante, là également les conséquences sont alarmantes. Par ce qu’elle, ‹‹constituent, un risque de faible poids de naissance, des fausses couches la prédisposition pour l’enfant de développer des troubles cardiovasculaires et la mauvaise cicatrisation de la césarienne chez la mère…›› dixit Mariam Goépogui.

Face à tous risques sanitaires, ces quatre ONGs estiment qu’il est important de proposer des pistes de solution pour lutter contre ce mal sociétal.

Le consortium décide de lancer une campagne de sensibilisation sur la dépigmentation. Cette campagne se fera auprès de la junte féminine, des promoteurs de beauté (salon de beauté et coiffures) et des promoteurs de ces produits cosmétiques (Vendeurs : détaillants et grossistes) mais aussi au niveau étatique…

Un concours sur le tain naturel sera organisé pour démontrer au monde entier que la peau noire est une richesse qu’il faut en être fier selon Hawa Touré, présidente de Cercle des femmes naturelles.

Selon l’Association Internationale d’Information sur la Dépigmentation Artificielle (AIIDA), «38% des cancers de peau sont favorisés par la dépigmentation».

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com

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