Violences faites aux journalistes : le syndicat de la presse privée réclame justice pour les victimes

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À l’occasion des trois ans de l’assassinat du journaliste Mohamed Koula Diallo, le syndicat de la presse professionnelle de Guinée pour réclamer justice pour ces journalistes tués, portés disparus ou molestés en République de Guinée.

Le secrétaire général de la presse privée et professionnelle de Guinée a haussé le ton ce 05 février 2019, marquant les trois ans depuis l’assassinat de Mohamed Koula Diallo, journaliste reporter à guinee7 au siége de l’Union des Forces Démocratiques Guinée.

Dans son intervention, le secrétaire général du SPPG a rappelé que l’objectif de cette conférence est de relancer les débats sur ces différents cas de violence qu’ont subi les journalistes pour interpeller les autorités compétentes, «chaque fois on aime lire le coran, rendre hommage à ces victimes. Mais pour nous, le meilleur hommage que l’on peut rendre hommage à ces victimes c’est de dire au ce qui s’est réellement passé » a déclaré Sidy Diallo.
En plus du cas de Mohamed Koula, il a ajoute qu’ils font face à trois autres dossiers qui dorment encore dans les tiroirs de la justice guinéenne. Ce sont entre autres le cas de Mohamed Chérif Diallo journaliste à Espace porté disparu, Abdoulaye Bah Journaliste chroniqueur à guineenews mort suite à un accident dont le présumé coupable n’a toujours pas été identifié et la bastonnade dont certains confrères ont été victimes en 2017 à l’escadron numéro 04 de la gendarmerie mobile de Matam.
Et donc,  «nous profitons donc de cette journée de Mohamed Koula pour demander à ces autorités de nous aider. De nous dire ce qui s’est passé. Qu’on arrête de considérer comme si on réserve au second plan. Nous devons pas accepter cela» a expliqué le SG du SPPG,
avant d’annoncer qu’il souhaite mettre en place une commission mixte composée de syndicats, des associations de presse, des familles ou proches des victimes pour aller voir les autorités compétentes, notamment le ministre pour «qu’on nous dise,  où se situe ces dossiers

Pour sa part, le directeur de publication du site guinee7, Ibrahima Sory Traoré est revenu sur les circonstances douloureuses dans lesquelles son employeur Koula Diallo a trouvé la mort.
«nous savons dans quelles conditions nous travaillons. Mais si avec ça on se doit encore se faire canarder, ça devient compliquer. C’est pourquoi dans le cas de Koula, il y a eu un procès mais ça ressemble beaucoup à une parodie. Lorsque la justice condamne celui qui a poursuivi à la réclusion criminelle à perpétuité mais on ne vous dit pas qui est le coupable, il est complice de qui, donc jusqu’à présent on sait pas qui a tué Koula Diallo. Qui a tiré sur lui en plein poitrine » a regretté M. Traoré

Durant la conférence, les confrères ont dénoncé le silence des autorités étatiques et surtout judiciaires sur les cas de violence que subissent les journalistes dans la pratique de leur métier.

Sidy Diallo n’exclut pas d’utiliser d’autres méthodes pour amener les autorités à agir contre les violations faites aux hommes de médias.

Rappelons que nos confrères, Mohamed Koula Diallo, Mamadou Chérif Diallo, Abdoulaye Bah tous morts et ceux qui ont été violentés à l’ECO No 04 de Matam n’ont jusqu’à nos jours bénéficié de justice.

Siddy Koundara Diallo pour guineemonde.com

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